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Immobilier : la manne de la baisse des taux

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Immobilier : la manne de la baisse des taux

 

  • Le pouvoir d’achat acquéreurs biens immobiliers aujourd’hui

    Le pouvoir d’achat des acquéreurs de biens immobiliers est au plus haut aujourd’hui 

     

La balle est dans le camp de ceux qui empruntent aujourd’hui. Le pouvoir d’achat des acquéreurs est au plus haut. C’est le bon moment pour concrétiser un projet immobilier.

Toujours plus bas ! Le mouvement est tellement répétitif que l'on finirait (presque) par s'y habituer. Et pourtant, cette situation conserve aujourd'hui encore son caractère historique.

Après un statu quo au mois d'août précédé d'une baisse en juillet, ça bouge à nouveau sur le front des taux des crédits immobiliers.

Nouvelle salve de baisses

Ce mois de septembre commence par des minorations de barèmes, ici et là. Et, tous les profils d'emprunteur profitent de ce mouvement du jeune primo-accédant doté d'un faible apport personnel au cadre supérieur (chef d'entreprise ou profession libérale) avec des revenus élevés, des placements et de l'apport.

« Les mois d'été sont traditionnellement des périodes de hausse des taux. Cette stratégie commerciale est destinée à calmer la demande durant cette période et à limiter le traitement des dossiers pendant les congés. Or cette année, ces habituelles majorations n'ont pas eu lieu. Désormais, tout le monde se remet en ordre de bataille pour rester offensif », souligne Ulrich Maurel, dirigeant d'Immoprêt. Cette rentrée «devrait être l'amorce d'une nouvelle vague de baisses », promet Franck Lévy, directeur général d'Acecrédit.fr.

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Aujourd'hui, pour un dossier standard, il est désormais possible de décrocher du 1,40 % sur 15 ans, du 1,50 % sur 20 ans et du 1,85 % sur 25 ans. « Pour un très bon dossier, on peut tabler sur du 0,90 % sur 15 ans et du 1,10 % sur 20 ans», précise Maël Bernier, porte-parole de Meilleurtaux.

Du 0,90 % sur 20 ans

Les taux sont tellement au plancher que des situations inédites surviennent. Ainsi cet été, le courtier Vousfinancer.com signalait qu'un couple qui présentait un très bon dossier (primo-accédants, 6.000 euros de revenus mensuels avec 50.000 euros d'apport personnel) avait réussi à décrocher un taux de 0,90 % sur 20 ans. « Passer sous la barre du 1 % avec une telle durée emprunt, c'est du jamais-vu. Dans le cas de ce couple, la banque prêteuse annonçait officiellement du 1,50 % », commente Sandrine Allonier, directrice des relations Banques chez Vousfinancer.com.

Chute spectaculaire du coût de l'argent

Pour se rendre compte du niveau exceptionnellement peu élevé du coût de l'argent, il faut revenir quelques années en arrière. En 2008, ils avoisinaient 4,95 %. La dégringolade est spectaculaire : depuis 2000, les taux, toutes durées confondues, ont été divisés par 3,5. En l'espace de 12 mois, ils ont abandonné près de 1 %.

La situation devrait rester encore très favorable aux candidats emprunteurs aujourd'hui et dans les mois à venir. Sauf événement imprévisible, les spécialistes n'envisagent pas de changements majeurs d'ici à la fin de cette année. Le marché des taux n'a même pas été ébranlé par le référendum négatif du Brexit, organisé par le Royaume-Uni le 24 juin dernier. Au contraire, au lendemain de ce vote historique, le taux de l'OATà 10 ans qui sert de référence aux banques pour fixer les barèmes de taux des crédits immobiliers a plongé. Quelques jours après le choix du « leave », ce dernier est passé de 0,45 % à 0,17 %. Aujourd'hui, il reste très bas et tourne autour de 0,15 %. Or, plus l'OAT à 10 ans est faible, plus les ressources que les banques vont trouver pour financer les prêts à l'habitat qu'elles distribuent seront bon marché. Autre élément qui contribue à la stabilité générale des taux : la politique menée par la Banque centrale européenne (BCE). Elle ne change toujours pas de cap et poursuit comme annoncé sa politique de « quantative easing » jusqu'en 2017. Cette mesure volontariste contribue à maintenir au plus bas les taux sur les marchés. Quant aux acteurs du financement immobilier, ils continuent à être commercialement offensifs. « Ils ont faim et sont en quête permanente de nouveaux clients à fidéliser leur faisant domicilier les revenus », explique Sandrine Allonier.

Concurrence accrue à la rentrée

Après une production de crédits record en 2015, les banques continuent d'afficher des objectifs ambitieux en 2016. « La rentrée est habituellement une période de vive concurrence commerciale entre les établissements financiers. L'automne s'avère la dernière ligne droite pour remplir les objectifs annuels de crédits. Cette année, la période est d'autant plus cruciale que le début d'année a été plutôt poussif, voire attentiste », commente Cécile Roquelaure, directrice des études d'Empruntis. « Pour profiter d'un volume de transactions immobilières élevé, tout va se jouer pour les banques entre septembre et mi-octobre. C'est pendant cette période cruciale qu'elles vont être en mesure de réaliser leurs objectifs 2016 », ajoute Maël Bernier.

Compte tenu de ces différents éléments, les prochains mois devraient à nouveau connaître des baisses en raison d'offres promotionnelles. « Tous les établissements financiers suivent de près le marché des taux et ajustent leurs barèmes régulièrement et au plus près. Ces derniers veulent rester dans la course afin de renouveler et étoffer leur clientèle », précise Cécile Roquelaure.

Laurence Boccara, Les Echos


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